Le clocher

Le clocher de type léonard porte, sur le portail, la date de 1589.

Il comprend deux chambres de cloches, deux galeries avec clochetons d’angle et une flèche élancée de section octogonale. La galerie basse est ornée de gargouilles gothiques, la plus élevée de canons. Comme dans l’ensemble de l’église, les styles gothique, Renaissance et classique s’allient harmonieusement.
 
 
Le portail ouest

Au pied du clocher, le portail en plein cintre et à clef saillante est surmonté d’un entablement et d’un fronton triangulaire et encadré de colonnes à chapiteaux ioniques.

Plus haut, une niche abrite la statue étêtée de saint Yves, le saint patron de l’église. Dans les contreforts on observe également moine en bure franciscaine tenant un ciboire, soit saint Pascal Baylon, soit, plus vraisemblablement, saint Antoine de Padoue. Sa présence est l’un des nombreux témoignages de l’implantation franciscaine dans le Léon dès le XIIIe siècle. L’autre statue en habit dominicain pourrait représenter Saint Vincent Ferrier.
 
 
Le portail sud

Les bâtisseurs ont réalisé un portail au lieu du porche sud habituel. Cependant, les historiens le donnent comme l’une des réussites des ateliers du château de Kerjean et le datent des années 1550. Comme dans les porches sud, on retrouve les douze apôtres avec les attributs qui les désignent : à droite : Pierre - André - Jacques - Jean - Mathias - Jacques (le mineur) ; à gauche : Thomas — Simon - Thaddée - Barthélémy - Philippe.
La présence des apôtres dans la façade Sud marque l’appartenance de nos églises à l’église apostolique.

La statue sur le fronton pourrait être celle de saint Maudez, l’un des premiers évangélisateurs de notre région au Ve ou VIe siècle. Mais ce pourrait être aussi celle de saint Maurice de Carnoët qui fut abbé de Langonnet puis de Carnoët au XIIe siècle.

A la pointe de l’accolade qui coiffe le portail, un minuscule tableau représente saint Michel terrassant le dragon.

Les sculptures dans la pierre de Kersanton sont d’une finesse remarquable.