Porche de Lampaul-Guimiliau
| Autres dénominations | Michael, Michaël en breton : Mikael |
| Lieu et époque | |
| Inscription | Il est inscrit au calendrier romain. |
| Attributs | Ailes (qui le différencient de saint Georges), armure, lance ou épée, étendard, balance |
| Fête | Principalement le 29 septembre, mais également le 8 mai, anniversaire de son apparition sur le mont Gargano en Italie, au Ve siècle. |
| Vie et légendes, hagiographie |
| Saint Michel est l’un des trois archanges avec Raphaël et Gabriel. Il est chef de la milice céleste, celui qui s’est dressé à la tête des phalanges fidèles lors de la révolte des anges. Son nom signifie "qui est comme Dieu ?" Le culte de saint Michel s’est d’abord développé dans l’Orient hellénisé puis est passé en Occident vers le Ve siècle, à la suite de son apparition au Mont Gargano, un promontoire de l’Adriatique, le 8 mai 492. La "Légende dorée " de Jacques de Voragine contribua à la diffusion de cette apparition. Il est l’un des saints le plus fréquemment honorés dans les sanctuaires du Finistère. Il est généralement représenté avec des ailes, mais pas toujours. Ainsi, dans le chœur de Guimiliau, c’est un saint Michel aptère (sans ailes) qui terrasse Satan. La posture du combattant neutralisant le dragon ou le démon est celle qui obtient le plus de succès. Il porte alors une parure de guerrier parfois réaliste, parfois de théâtre. Son écu est souvent agrémenté des quatre lettres hébraïques du tétragramme sacré signifiant Yahvé. Et il tient soit une lance qu’il enfonce dans la gueule de Satan, soit une épée de feu qu’il brandit en sa direction. Saint Michel est également un psychopompe chargé d’accompagner l’âme du défunt dans l’au-delà et de participer à son jugement. Dans cette fonction, il porte une balance pour la pesée de l’âme. |
| Vénération |
| Il est invoqué pour lutter contre le démon (le Mal) ou pour le salut d’un défunt. Il est le saint patron des parachutistes, des forces armées, des boulangers, des pâtissiers, des escrimeurs et des tonneliers. Il est également le patron secondaire de la France, la Vierge Marie étant la première. En France, 62 communes portent le nom de saint Michel. |
| Lieux où il est honoré dans la vallée de l’Elorn |
| Guimiliau > Eglise, fonts baptismaux : statuette sur le dais (Bois de chêne, Ateliers de la Marine, 1675). Lampaul-Guimiliau > Eglise, retable de saint Jean Baptiste : statue de saint Michel terrassant le démon (XVIIe s.) > Eglise, fronton du porche : saint Michel terrassant Satan (Bastien Prigent, XVIe s.) Landivisiau > Eglise, pignon sud du transept : saint Michel terrassant Satan (Kersanton, XVIe s.) La Roche-Maurice > Eglise, à la pointe de l’accolade surmontant le portail sud : minuscule panneau de saint Michel terrassant le dragon > Eglise, jubé côté chœur, statue de saint Michel (bois polychrome, XVIe s.) Loc-Eguiner Ploudiry > Eglise, transept sud : statue de saint Michel (Bois polychrome, XVIIe s.) Locmélar > Eglise, baptistère, sommet du dais : saint Michel terrassant le dragon (Bois polychrome, XVIIe s.) Saint-Divy > Eglise, vitrail du chœur : deux représentations de saint Michel (XVIe s.) > Eglise : Bannière de saint Michel Saint-Servais > Eglise, fonts baptismaux : statuette sur le dais (Bois ciré, XIXe s.) |
| Sources |
| > « Les Anges dans les églises », article de Yves-Pascal Castel > « Le Pèlerin » : Qui est saint Michel, le patron des anges ? > Nominis : Saint Michel |