La maîtresse-vitre représente la Crucifixion et la Déposition de croix (XVIe siècle). Le carton est identique à celui de la maîtresse vitre de Guengat. Les deux vitraux ont été inspirés par la Crucifixion de La Martyre.
Ils sont attribuables à l’atelier Le Sodec de Quimper.
La scène de la crucifixion occupe les trois registres supérieurs des trois lancettes de droite. Au pied de la croix, Marie Madeleine jette un regard éploré, tandis qu’un cavalier, Stéphaton, tend au bout de sa lance une éponge imbibée d’eau vinaigrée vers le Christ. L’autre cavalier, Longin, lui transperce le côté. Au bas de la scène, des soldats se disputent la tunique de Jésus.
Dans la lancette de droite, des soldats hissent le mauvais larron sur sa croix. A ses pieds, Pilate à cheval observe la scène (présence non relatée dans les évangiles).
Dans la lancette centrale, le bon larron est déjà attaché et derrière lui un ange s’apprête à emporter son âme. En bas, le centurion tend le doigt vers le Christ, plusieurs saintes femmes pleurent de douleur en regardant Jésus ou Marie, sa mère, soutenue par saint Jean.
La scène de la Déposition est située dans la lancette de gauche. Tout en haut, Simon de Cyrène descend le corps du Christ. Plus bas, on reconnaît Marie Madeleine, Jean et le Vierge qui attend que le corps de son fils soit déposé sur ses genoux.
Dans le registre inférieur sont représentés Pilate se lavant les mains, deux anges portant des instruments de la Passion et un diacre non identifié.
