Les vitraux ont été réalisés en 1903 par l’atelier parisien François Haussaire et Léon Payan qui en a signé de nombreux autres en Bretagne.
Les trois baies du chœur illustrent des périodes de la vie de sainte Nonne et de son enfant saint Divy.
A gauche, tenant dans ses bras le petit Divy, sainte Nonne accoste sur un rivage qu’un menhir et un dolmen identifient clairement comme étant la Bretagne armoricaine.
Dans les deux lancettes de gauche de la maîtresse-vitre, la population locale accueille avec bienveillance Nonne et Divy.
Dans celles de droite, Nonne conduit son enfant vers le monastère qui assurera son éducation. Ils sont reçus par saint Ildut (ou saint Paulin). Une colombe observe la scène, préludant l’oiseau que Dieu enverra au concile de Brévy pour souffler à l’oreille de Divy les paroles qu’il doit prononcer. Bien que la scène se déroule au Pays de Galles, on distingue, derrière les moines, l’église et la chapelle Sainte-Nonne de Dirinon !
Dans la baie de droite est représentée le baptême de saint Divy, effectué par sainte Nonne et glorifié par des anges. Nonne puise de l’eau dans une source qui jaillit à ses côtés, allusion probable aux nombreuses fontaines bretonnes placées sous le patronage de saint Divy.
| Les versions, parfois contradictoires, de la vie légendaire de saint Divy ne facilitent pas leur transcription sur ces vitraux. En un lieu où l’on montre le berceau en pierre de saint Divy et cette autre pierre marquée par les genoux de Nonne durant les douleurs de l’accouchement, on aurait pu s’attendre à ce que les vitraux appuient la thèse locale de la naissance de Divy sur les terres de Dirinon. Pourtant, ils nous montrent que Nonne débarque en Armorique portant son enfant qui serait donc né au Pays de Galles. Mais l’essentiel n’est-il pas la dévotion portée au saint évangélisateur, plutôt que les détails incertains de sa vie ? |