Au dessus de la porte, face au porche de l’église, la date de 1577 nous indique que cette chapelle — qui n’a jamais été un ossuaire — est plus ancienne que l’église.
Selon la tradition populaire, la chapelle existait avant l’église paroissiale et on voulut construire l’église au lieu-dit "Gorre Lan-Urvan". Mais l’architecte ne put le faire parce qu’à chaque fois qu’il faisait construire un mur, celui-ci était détruit par une puissance surnaturelle. On plaça une des pierres sur une charrette attelée par des bœufs et ceux-ci se rendirent à un endroit précis, l’emplacement qu’avait indiqué sainte Nonne. Cette pierre se voit encore sur la chapelle.
A l’extérieur, une dalle de schiste scellée sous la toiture, à l’angle sud-ouest de la chapelle, serait cette pierre miraculeuse.
Le pignon ouest est percé d’une porte en plein cintre et d’une niche abritant saint Fiacre avec sa bêche. Il est surmonté d’un clocheton Renaissance coiffé d’un lanternon.
A l’intérieur, on peut découvrir plusieurs statues en bois polychrome (XVIe et XVIIe s.) et des restes de sablières.
Mais le chef d’œuvre de cette chapelle est un tombeau commémoratif de sainte Nonne, une réalisation remarquable qu’Emmanuel Le Seac’h attribue au premier atelier du Folgoët actif de 1423 à 1468. Il se présente sous la forme d’un coffre composé de plaques latérales représentant les apôtres, Jean-Baptiste et des anges porteurs de blasons. Une dalle horizontale portant le gisant de sainte Nonne ferme le coffre.