Le maître-autel

Le maître-autel en bois a été réalisé principalement dans la seconde moitié du XVIIe siècle, vers 1670. Il pourrait être l’œuvre des ateliers landernéens de Maurice Le Roux.

L’autel est surmonté d’un petit retable à tourelles orné de colonnettes torses et de statuettes dans leurs niches. De part et d’autre du tabernacle sont disposés les quatre Évangélistes et, au-dessous, saint Pierre et saint Paul. Sur les côtés du retable, une Vierge à l’Enfant et saint Joseph sont représentés dans des médaillons.

La partie supérieure a été réalisée en 1830 par l’atelier Pondaven de Saint-Pol-de-Léon. Elle se compose d’un tableau central représentant l’Ascension, et de deux statues latérales : à gauche, une Vierge à l’Enfant appelée Notre Dame de Grâce et, à droite, saint Suliau coiffé d’une mitre.

Au fronton, le Père Eternel est figuré dans une gloire.
 
 

Le retable de la Trinité

A gauche du maître-autel, ce retable du XVIIe siècle a la particularité d’avoir été réalisé en marbre et en tuffeau du Val de Loire, une marque ostensible de prospérité à une époque où les retables des églises environnantes étaient habituellement en bois. Ce travail a été confié à des ateliers extérieurs à la Bretagne, les "Lavallois".

Sur le tableau central du XIXe siècle, un ange sous les traits d’un enfant explique à saint Augustin qu’il serait plus facile de verser toute l’eau de l’océan dans un trou creusé dans le sable que de comprendre le mystère de la Trinité.

Sur le fronton, le Christ porte le globe, encadré par deux Vertus, la Prudence tenant un miroir et l’Espérance avec une ancre.
 
 

Le retable Saint-Jean

Le retable de droite, également du XVIIe siècle, était initialement en tuffeau comme celui de gauche. En 1820 l’atelier Pondaven, le restaure en bois mais conserve les colonnes et les Vertus en tuffeau.

Le tableau central représente le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Au fronton, la statue de l’apôtre saint Jean est accompagnée de celles de la Foi et de la Charité.
 
 

Le retable des Agonisants

Il est situé dans le transept nord. Le tableau central suit un schéma classique pour représenter les derniers instants d’une personne. Il présente un homme mourant avec une femme en pleurs à son chevet. Un prêtre lui tend un crucifix à baiser. Un ange lui fait signe de le suivre. A droite, par une porte ouverte apparaît le monde extérieur que cet homme va quitter. Au tympan, dans une gloire, la Sainte Trinité et la Vierge s’apprêtent à accueillir l’âme du mourant.

Au premier plan, un personnage agenouillé en prière, regarde vers l’assistance, comme détaché de l’agonie qui se déroule derrière lui. Il s’agit de Dom Michel Le Nobletz. Sans doute faut-il comprendre que son enseignement prépare le chrétien à une "bonne mort", ce qui justifierait l’atmosphère apaisée de la scène.

Ce tableau est souvent désigné comme étant « l’administration de l’extrême-onction à Michel Le Nobletz ». Mais le mourant est doté d’une bonne chevelure, alors que Michel Le Nobletz était largement tonsuré... Il s’agit plus vraisemblablement d’un mourant anonyme, ainsi représenté pour illustrer le thème de la bonne mort. L’historien Georges Provost estime que l’œuvre date du début du XIXe siècle.

De part et d’autre s’élèvent quatre colonnes torses en bois polychrome.


 
Au fronton, une niche accueille une statue de saint Joseph portant l’Enfant Jésus. Dans les soubassements, les statues de saint Pierre et de saint Paul, inspirées par les modèles flamands, sont de beaux exemples d’art baroque.
 
 
 
 
 
 
 
 

Le retable du Rosaire

Dans le transept sud, l’autel du Rosaire a été réalisé en 1655 par le morlaisien Jean Berthouloux. Le tableau central, plus tardif, représente la Vierge et l’Enfant donnant le chapelet à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne. Autour de cette scène, quinze médaillons peints illustrent les mystères du Rosaire. Plus bas, les deux saints sont de nouveau figurés en statues.

Quatre colonnes torses sont richement décorées de vignes où grappillent des oiseaux et des angelots. Elles soutiennent un fronton où apparaît une Vierge à l’Enfant, entre deux grands anges portant perruque.