A l’origine, Dirinon faisait partie, avec ses trêves de Saint-Urbain et de Trévarn, de la paroisse primitive de Plougastel-Daoulas, dépendante de l’Abbaye de Daoulas et non de l’évêché de Quimper. Dirinon est, semble-t-il, un démembrement de cette ancienne paroisse primitive de Plougastel-Daoulas.

L’enclos de Dirinon

L’étymologie de Dirinon a donné lieu à plusieurs hypothèses. Il n’est guère contesté que la deuxième syllabe « non » désigne sainte Nonne, sainte patronne du lieu. La signification de la première partie « Diri » est plus controversée. Certains y ont vu une déformation de Divy (fils de sainte Nonne), ou de « ty » (maison)… D’autres rappellent que « diri » signifie « chênes ». Dirinon se traduirait donc par « les chênes de Nonne », en souvenir de l’ermitage qu’elle aurait créé au milieu de la forêt de Talamon (ou Talarmon ?) qui s’étendait alors à l’ouest de Landerneau.

Deux échaliers encadrent la porte principale


L’enclos de Dirinon possède tous les éléments caractérisant un enclos paroissial. Deux portes monumentales, au nord-est et au nord-ouest sont constitués de portails, de piliers amortis de lanternons et des habituels échaliers. Au sud-est de l’église s’élève le calvaire du cimetière, élevé au XVe siècle. L’ossuaire d’attache est adossé au porche. Mais l’enclos de Dirinon a la particularité de disposer, à côté de l’église, d’une chapelle qui n’a jamais été un ossuaire. Ces éléments sont développés dans les articles qui suivent.