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Les vitraux du chœur

Lors de leur création en 1535, les trois baies ci-dessus constituaient une seule verrière, montée sur un chevet plat comme à la Roche-Maurice. La construction d’un chevet de type Beaumanoir au XVIe siècle a conduit à la déposition du vitrail et à sa répartition dans les trois nouvelles baies. Il a ensuite été restauré à de nombreuses reprises, la dernière fois en 2009.

Qui a composé ce vitrail ? René Couffon l’avait attribué à Jost de Negker dont il avait cru lire la signature sur le manteau du cavalier de la baie centrale. En 2006, le maître verrier et restaurateur Jean-Pierre Le Bihan l’attribuait par comparaison stylistique à l’atelier Le Sodec de Quimper, une analyse désormais partagée par la majorité des commentateurs.

Les cartons de cette Passion présentent de grandes similitudes avec celles de Saint-Mathieu de Quimper et de La Roche-Maurice (1539) qui sont également des œuvres de l’atelier Le Sodec.

La partie inférieure de la maîtresse-vitre aux motifs géométriques contient un médaillon avec une Vierge à l’Enfant (voir photo ci-dessus). Elle a été réalisée par le maître verrier morlaisien Jean-Louis Nicolas dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Voir la photo
 
 

Baie centrale du chœur (n° 0)

 

Lancette centrale

La croix du Christ occupe toute la hauteur de la lancette. A son pied, richement vêtue, Marie-Madeleine, écarte les bras, accablée de douleur.
A mi-hauteur, un cavalier plante sa lance dans le côté du Christ. La tradition en fera un centurion nommé Longin.
Sur le sol, on aperçoit le vase à nard de Marie-Madeleine et un crâne qui rappelle que la crucifixion eut lieu au Golgotha, qui signifie le lieu du crâne en hébreu.
 

Lancette de gauche

Le bon larron est reconnaissable à la place traditionnelle qu’il occupe : la droite du Christ. Son regard est dirigé vers le ciel et, dans un ajour au-dessus de la lancette, un ange attend pour emporter son âme.
En bas de la croix, la Vierge en manteau bleu, saint Jean et une sainte femme se soutiennent dans l’épreuve.
 

Lancette de droite

Le mauvais larron a le visage crispé de colère et détourne son regard du Christ. Dans l’ajour qui le surplombe un démon attend sa mort.
Au pied de la croix, apparaissent des personnages cités par les évangiles. Un notable juif coiffé d’une mitre est probablement le grand-prêtre Caïphe. René Couffon pense que le cavalier en manteau rouge serait Joseph d’Arimathie qui alla demander à Pilate le corps de Jésus (évangile de Matthieu).
 
 

Baie gauche du chœur (n° 1)

 

Registre supérieur

A gauche : le Jardin de Gethsémani (ou Jardin des Oliviers)
Alors que Jésus est saisi d’angoisse à l’approche de son supplice, un ange vient le réconforter.
En arrière-plan : à gauche, Judas tient dans un sac les trente deniers de sa trahison ; à droite, les serviteurs de Caïphe entrent dans le jardin pour arrêter Jésus.
Devant Jésus, les apôtres sont endormis. Dans son sommeil, Pierre tient l’épée avec laquelle il tranchera l’oreille de Malchus, l’un des serviteurs de Caïphe.

A droite : l’arrestation de Jésus
Judas donne un baiser à Jésus, le signe convenu pour le désigner aux gardes. Pierre à gauche vient de couper l’oreille de Malchus tombé à terre. Jésus tient cette oreille et s’apprête à guérir le serviteur. Les différents épisodes de l’arrestation sont condensés dans la même image sans souci de chronologie.
 

Registre médiant

A gauche : la Flagellation

A droite : le Couronnement d’épines
 

Registre inférieur

A droite, le donateur, René 1er, vicomte de Rohan (1516-1552), est présenté par l’évêque saint René. La partie gauche est un assemblage de fragments de vitraux où l’on aperçoit Isabeau d’Albret, l’épouse de René Ier, et, en bas, les éléments d’une Cène.
 

Baie droite du chœur (n° 2)

Lors des restaurations, on s’est efforcé de réutiliser les parties anciennes incomplètes, ce qui se traduit par un aspect plutôt hétéroclite.
 

Registre supérieur

A droite : l’Ascension dont il ne reste que quelques disciples et les pieds du Christ.

A gauche : La Résurrection. Selon Jean-Yves Cordier, se référant au chanoine Abgrall, le tableau sous la Résurrection serait issu d’un ensemble se rapportant à saint Avertin, autrefois honoré à La Martyre.
 

Registre médiant

A droite : une autre scène de la vie de saint Avertin et la fuite en Egypte de la sainte famille.

A gauche, en haut : Apparition de Jésus ressuscité à sa Mère. Un tel événement n’est pas rapporté dans les Ecritures canoniques. Mais cette croyance ancienne, née de la Tradition, fut confortée par les Pères de l’Eglise. Au XVe siècle les peintres flamands ont contribué à son expansion.

En bas : Apparition de Jésus à Marie-Madeleine. Jésus ressuscité apparaît à Marie-Madeleine qui tient son vase à nard. Ce tableau dont le haut est tronqué n’a pas été juxtaposé de manière très heureuse au tableau supérieur !
 

Registre inférieur

A droite, Jésus descend aux enfers (ou limbes), c’est-à-dire le monde des morts que les Juifs nommaient le schéol. Il est représenté apportant le salut à toute l’humanité décédée. Au XVIe siècle, l’iconographie "des enfers" n’est guère différente de celle de "l’Enfer", avec ses flammes et ses démons.

A gauche, la Mise au tombeau. En haut, de gauche à droite : une sainte femme, saint Jean, la Vierge et Nicodème tenant un vase contenant un mélange de myrrhe et d’aloès (Jean 19, 38).
Devant le Christ, Marie-Madeleine plonge la main dans son vase à nard.
Près de la tête du Christ : probablement Joseph d’Arimathie dont c’est la place traditionnelle.
Aux pieds du Christ : Nicodème qui est généralement représenté à cette place. Il serait donc deux fois présent dans ce tableau, sans doute en raison du mélange de différents vitraux.
 
 

Baie est du bas-côté nord (n° 3)

Ce vitrail est encore le fruit de diverses recompositions. La partie supérieure, le Jugement dernier, porte la date de 1562. La Dormition de la Vierge est approximativement de la même époque. Ces deux scènes ont été remontées et complétées en 1990 par Michaël Messonnet, de l’atelier d’Hubert de Sainte-Marie.

Le jugement dernier

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Dans les nues célestes, le Christ ressuscité fait le geste de la bénédiction. A sa droite, Marie est représentée les mains jointes. A sa gauche figurent plusieurs saints parmi lesquels on reconnaît Jean le Baptiste et son agneau, l’apôtre saint Jean tenant une coupe… De chaque côté, un ange sonne de la trompette. Sur terre, les morts sortent de leurs tombeaux dans une grande cohue.

La Dormition de la Vierge

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Le thème de la dormition (la mort paisible) de la Vierge n’est pas courant en Bretagne.
La Vierge est allongée dans une couverture bleue, le visage couvert d’un voile. Les apôtres entourent le lit, les visages graves mais sans expression de douleur. L’un soulève le voile pour voir le visage. Jean tient la palme apportée, selon la tradition, par saint Michel à Marie trois jours avant sa mort, pour être placée devant son cercueil.
 
 

Baie n° 5 du bas-côté nord : L’Arbre de Jessé

En 1990, l’Arbre de Jessé faisait partie de la baie n° 3 avec la Dormition et le Jugement dernier. Les panneaux de l’Arbre de Jessé ont été déplacés dans la baie n° 5 par la vitrailliste Jeannette Weiss Gruber qui y a ajouté des compléments.

Légende : Un rejeton sortira de la souche de Jessé - Sur lui reposera l’esprit de Dieu (Isaïe 11, 1-2)
 

Jeannette Weiss Gruber
Jeannette Weiss-Gruber se définit comme un auteur abstrait naïf.
Sur le souhait du prêtre du lieu, elle a accepté quelques traits figuratifs et l’inscription de textes au bas de chaque verrière. Ces vitraux, réalisés entre 1992 et 1995, occupent l’ensemble des baies nord et sud.


 
 

Baie n° 7 du bas-côté nord : La manne dans le désert

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Je vais vous faire pleuvoir du pain du haut du Ciel (Ex 16,4)
 
 

Baie n° 9 du bas-côté nord : L’échelle de Jacob

Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme (Jn 1, 47-51)
 
 

Baie n° 11 du bas-côté nord : Le Cantique des cantiques

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Je multiplierai ta semence comme les étoiles du ciel, comme le sable sur le bord de la mer (Genèse 22, 16)
C’est la parole entendue par Abraham, rapportée dans le livre de la Genèse, inaugurant la Bible.
Trois personnages divins sont représentés en haut de la verrière, figures du Dieu que le patriarche a rencontré sous la forme de trois visiteurs aux chênes de Mambré, quelques temps avant cette révélation.
Les étoiles occupent les deux tiers de l’espace, délimitant un ciel qui se fait proche de la terre.
Une source jaillissante s’entrevoit en bas au centre, répandant sa générosité vers la droite et la gauche. La descendance se dit aussi semence en hébreu.
 
 

Baie n° 13 du bas-côté nord : Le Déluge

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Tel est le signe de l’alliance que je mets entre Moi et toute chair de la Terre (Genèse 9, 17)
 
 

Baie n° 15 du bas-côté nord : La descendance d’Abraham

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour (Cantique 8, 7)
 
 

Baie n° 4 du bas-côté sud

Cette baie est occultée par le retable du Purgatoire.
 
 

Baie n° 6 du bas-côté sud : L’Agneau de Dieu

Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
(Sans légende)
C’est le vitrail de l’agneau égorgé de l’Apocalypse. Il symbolise la victoire de celui qu’on a fait taire en le crucifiant.
Quatre Vivants l’entourent : un aigle, un lion, un taureau et un ange qui évoquent les quatre évangélistes.
 
 

Baie n° 8 du bas-côté sud : Œuvre abstraite

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
(Sans légende)
 
 

Baie n° 10 du bas-côté sud : Sant Salaün ar Merzer

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Sant Salaün ar Merzer
 
 

Baie n° 12 du bas-côté sud : La Pentecôte

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Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
Légende : Je répandrai de mon esprit sur toute chair (Actes 2:17)
 
 

Oculus n° 14 du bas-côté sud : Le Séraphin

Vitrail de Jeannette Weiss Gruber
(Sans légende)